24 avr. 2017

Employer des mots désuets dans ses romans ?


"La conversation de Charles (Bovary) était plate comme un trottoir de rue" : pour ne pas être ainsi jugé, un peu de vocabulaire inhabituel ne nous fera pas de mal.

Pourquoi, donc, ne pas utiliser dans vos romans des mots différents, originaux, inconnus, désuets...
Bon, bien sûr, il ne s'agit pas d'en truffer votre histoire, l'excès pouvant virer au ridicule.
Mais moi, je les aime, ces mots-là...

Voici donc ces drôles de mots, que vous pourrez replacer ici et là, avec parcimonie, toujours discrètement, d'un air détaché, comme une élégance naturelle, dans vos conversations ou les dialogues de votre prochain roman.

Connaissez-vous le sens exact du mot :
Chancir ?

Non ?
(moi non plus)
 
Eh bien chancir est un verbe qui signifie "moisir".


Exemple : -"Ciel ! De saisissants remugles s'échappent du réfrigérateur! Quelque mets a dû y chancir..." (facile à caser, dans une conversation, vous ne trouvez pas ?)



Flaubert


21 avr. 2017

Ecrire : mais pourquoi vous ne vous lancez pas ?



Ecrire, vous en avez envie depuis toujours. Ca vous titille régulièrement, quand vous lisez un roman qui vous plaît, vous vous dites que vous auriez très bien pu l'écrire... Ou pas.

Mais qu'est-ce qui vous empêche de prendre votre plus belle plume et de vous lancer ? Vous n'êtes pas plus bêtes que Marc Lévy (ah oui ! Mince ! Mauvais exemple... Vous n'aimez pas les romans de Marc Lévy... Moi non plus, d'ailleurs), Valentine Goby (c'est déjà mieux) ou Laurent Gaudé.
Vous avez sûrement autant d'humour qu'Helen Fielding ou John Irving.
Vous savez sûrement aussi bien manier le suspens qu'Agatha Christie ou qu'Henning Mankel !

Alors qu'attendez-vous ?
Quoi ? Vous avez peur ?


Eh oui, la peur... ce formidable frein à toutes les initiatives ! 

Mais de quoi avez-vous donc peur ?



De l'échec ?
Mais savez-vous que souvent, c'est en se trompant qu'on avance ? Sans erreur, nous ne connaîtrions pas la tarte tatin, la gomme ou le Carambar.
Conseil : Ayez toujours dans la poche un Carambar (ou une gomme, si vous êtes au régime)(pas la tarte tatin, c'est moins facile, dans la poche), et dès que vous avez un doute, touchez-le (ou mangez-le... le Carambar, hein, pas la gomme). Au bout d'un moment, vous associerez cet indispensable objet né de l'échec avec ce qui va naître de votre plume : l'échec, c'est for-ma-teur !


De réussir ?

Eh oui, réussir c'est se préparer à des changements inattendus, c'est sortir de sa zone de confort, c'est être confronté à de nouvelles responsabilités, de nouvelles contraintes, un nouveau regard des autres, de la jalousie, de l'envie... mais c'est aussi éprouver une petite pointe de bonheur, là, juste sous la poitrine, et qui irradie vers le cerveau avec des messages de satisfaction, confiance en soi, motivation, partage...
Conseil : Je vous propose de prendre des post-it, et de recopier ces mots (+ d'autres - positifs évidemment - qui vous viennent à l'esprit). Puis vous les collez aux murs de chez vous, de votre voiture, de votre lieu de travail, sur la laisse du chien, les croquettes du chat, l'aquarium du poisson... partout ! A force de les côtoyer, vous allez bien finir par les intégrer, non ?


De déplaire ?

Vous savez bien qu'on ne fait jamais l'unanimité. Quelle que soit ce que l'on entreprend (ou que l'on n'entreprend pas), il y aura toujours quelqu'un qui trouvera à y redire :





Conseil : Imprimez l'illustration ci-dessus, et scotchez-la dans les toilettes. Vous ne pourrez pas la rater, au moins sept fois par jour. Ca va s'imprimer dans votre cerveau, je vous le certifie.

De ne pas être à la hauteur ?
Quoi ? Vous attendez d'avoir cinquante ans, comme Proust (remarquez, ça lui a réussi...) pour vous lancer ? D'avoir fait un master de lettres classiques option grec ancien ?
Conseil : Soyez sérieux et allez jeter un œil sur Wikipédia et compagnie : vous constaterez que les auteurs ne sont pas tous de vieux croûtons ultra-diplômés. Tenez, prenez Malraux, élevé dans une épicerie entre les carottes et les navets, il n'a même pas eu son bac.


 





Il vous faut donc SUR-MON-TER vos peurs ! Ahh ! Ca vous arrange bien, pourtant, d'avoir peur ! Comme ça, vous restez tranquillou dans votre fauteuil mental, devant votre feu de cheminée mental en train de boire un chocolat chaud mental. Un bon petit nid douillet dans lequel vous cocoonez, vous procrastinez, et vous stagnez (littérairement parlant, bien sûr)... Mais sachez qu'en écrivant, vous allez pouvoir choisir la couleur de votre fauteuil, la taille de votre cheminée et la saveur de votre chocolat chaud !
Eh oui, écrire, c'est créer des mondes, et le vôtre, pour commencer.





Alors, si ça vous tente, pour bien ancrer cette image nouvelle en vous, celle du (des) nouveau-x monde-s que vous allez sortir de votre imaginaire, je vous propose un petit jeu : tout simple, tout doux, tout mignon. Pour partir à la conquête de vous-même :

Prenez une feuille de papier, un cahier, un carnet, une page d'ordinateur. Fermez les yeux quelques instants et imaginez : vous êtes dans votre fauteuil, immobile, inerte, même. Le feu grésille dans l'âtre. Votre chocolat fume et sent merveilleusement bon. Soudain, un livre tombe de la bibliothèque : vous vous levez, le ramassez, l'ouvrez. Les pages sont toutes blanches, excepté le titre des chapitres.
A l'emplacement du premier chapitre, est écrit un seul mot :
"Moi"... Alors racontez-vous, décrivez-vous, listez vos goûts, vos dégoûts, vos préférences politiques, sexuelles, artistiques, littéraires, les lieux où vous aimez/aimeriez vous promener, les gens qui vous font rire, ceux qui vous font pleurer, ceux que vous aimeriez rencontrer, interviewez-vous, creusez dans vos souvenirs, imaginez vous un futur, laissez courir votre imagination... Ce ne sera peut-être pas exactement ce que vous êtes ou vous serez, mais ce sera sorti de vous... 


Et pour écrire, c'est tout ce qu'on demande !





20 avr. 2017

Le Printemps du livre de Montaigu, 3ème partie

je m'enfile quelques cafés pour tenir le choc : la mauvaise nouvelle, c'est que la chaleur grimpe en flèche, et que sous le chapiteau, dans notre îlot rouge, ça commence à chauffer sévère.
Bien évidemment, Anne Richard à côté de moi est fraîche et pimpante.
Moi, moins.
Je déteste la chaleur, ça m'abrutit, ça me rougit les joues, ça fait couler mon rimmel, ça me met de méchante humeur...
J'utilise les marques-pages que je donne d'ordinaire à mes lecteurs pour me faire un éventail. 
Tant pis pour eux.

Le flux des fans de Boulevard du Palais étant irrégulier, j'ai tout de même des personnes qui arrivent jusqu'à ma table et au final, je fais pas mal de dédicaces.

Et puis, toute expérience étant bonne à prendre, je découvre le monde des célébrités et de leurs fans : se prêter aux photos, aux selfies, dédicacer des cartes, et puis écouter chacun raconter sa vie, s'extasier devant les incroyables cahiers de dédicaces (un particulièrement impressionnant, où le monsieur recopie à la main les biographies des people, leurs répliques cultes (ou pas), les chansons des chanteurs...)(on est à la limite du trouble obsessionnel).
Je trouve qu'Anne est particulièrement agréable et patiente. 
Cela dit, être connu, c'est un vrai plus pour vendre ses livres que les gens s'arrachent comme des petits pains. 
Je devrais y penser pour les miens.


Achetez mes livres, je suis célèbre !


L'heure de midi arrive, et je m'aperçois que je ne suis avec personne que je connais au restaurant que l'organisation m'a attribué (j'ai quand même quelques copines sur ce salon : Sophie Adriansen, Sophie Henrionnet, Marie Vareille, Mim ...).
Un mini-bus fait des navettes incessantes, sillonnant la ville pour déposer les auteurs dans tous les restaurants. Je déboule dans l'un d'eux et m'installe.

Pour moi, les restaurants, c'est toujours un petit peu compliqué, parce que je suis végétarienne. Pour le grand bonheur des restaurateurs, je fais retirer des plats souvent préparés à l'avance les lardons, les dés de jambon, les pilons de poulet, les miettes de foie gras, et autres gésiers...

Evidemment, ça les énerve, les restaurateurs.
Alors pour faire face avec dignité aux remarques, et ne pas avoir une mauvaise image de moi-même et de mes exigences, je pense à Sally dans Quand Harry rencontre Sally. J'assume tout de suite mieux !



Avec la sauce à part...

Le repas se passe tranquillement, entre ma salade nature, mes pommes de terres sautées nature à la crème de champignons nature. Je me rattrape sur le dessert  (c'est rare qu'il y ait de la viande, dans un dessert), et je me régale avec une brioche vendéenne façon pain perdu. Un délice !

La navette arrive. J'ai terminé mon repas plus tôt que les autres (forcément : la viande, c'est long à mastiquer) et je monte seule dans le micro-bus, à l'avant, à côté du chauffeur qui me dit qu'il va aller voir dans le restaurant si d'autres auteurs sont prêts. Tandis que j'attends, un homme en bleu de travail m'interpelle et me dit :
- Ne démarrez pas tout de suite ! Attendez-moi ! J'en ai pour un instant !
- Vous faites ce que vous voulez, moi, je ne suis pas le chauffeur...
Mais l'homme-au-bleu-de-travail est déjà reparti. Je le vois du coin de l'oeil dans l'entrée du restaurant, signer des papiers avec une autre personne.
Un contrat de travaux de maçonnerie, probablement.




Le chauffeur revient, et je lui explique que le maçon, là, a demandé de l'attendre. Avec un petit sourire amusé, il me répond :
- Vous ne l'avez pas reconnu ?
- Je devrais ?
(A part celui qui a fait les travaux de ma cuisine l'an dernier, je ne suis pas particulièrement familière avec les maçons).
- Mais, c'est Brice Saint Gonzague !

- Vous voulez dire Gonzague Saint Bris, j'imagine ?
- Non, non, Brice Saint Gonzague !
Brice Saint Gonzague. Sûrement un cousin éloigné de Gonzague Saint Bris qui aurait fait fortune dans la maçonnerie, alors.

Mais l'homme a fini de signer ses factures, et se rapproche du mini-bus. Sans vouloir être impolie, je le regarde à la dérobée pour chercher un air de famille avec le journaliste romantique de mon souvenir. Y'a quelque chose, en effet. Mais c'est au moment où il monte dans le véhicule que je m'aperçois qu'il n'est pas en bleu de travail. Non. Il a une chemise bleue, un pantalon bleu et des chaussures bleues. De ce bleu inimitable qu'ont les bleus de travail. Je suis bien seule dans le mini-bus avec Gonzague Saint Bris, qui a délaissé les chemises à jabot de ses débuts de nouveau romantique.

Voilà, moi, le souvenir que j'en ai :


 Et voilà l'homme que j'ai à mes côtés :


(Bon, là, il n'est pas bleu mais rose. Il aime bien le total look unicolore, visiblement. Tout-rose, puis tout-bleu, comme s'il était passé sous les baguettes de Flora, Pâquerette et Pimprenelle, les fées de La belle au bois dormant.)

Rose ou bleu ?

(Mais je m'égare... )

Dans le bus, nous discutons tous les trois, le chauffeur-qui-croit-qu'il-s'appelle-Brice-Saint-Gonzague, Gonzague Saint Bris (le vrai) et moi. Comme si de rien n'était. Et devinez de quoi nous parlons : de... maçonnerie (une histoire de piscine de l'hôtel où est descendu Gonzague (ou Brice, selon), qui a été maçonnée par le grand père du chauffeur). Pour tempérer le fou-rire que je sens monter, je m'évente de plus en plus vite avec mes marque-page... La conversation dévie soudain sur la météo. Ouf ! C'est bien, ça, la météo. Et sans danger, dans une conversation.

Pour finir, quand nous descendons du bus, Gonzague m'emboîte le pas et commence à taper la discute, me posant tout plein de questions sur mes livres. Je n'ose lui rendre la pareille ("et vous, vous faites quoi dans la vie ?"), mais ouais, malgré sa tenue vestimentaire qui pourrait porter à confusion, lui aussi, il est sympa, le Gonzague !


(à suivre)

16 avr. 2017

Le printemps du livre de Montaigu, 2ème partie

Nous voilà arrivés à Nantes. 
Malgré les deux heures de repos dans le train, je suis tout de même un peu flagada (je vous rappelle que je n'ai dormi que quatre heures...). Les organisateurs nous regroupent, avec un petit panneau "Printemps du livre Montaigu" et invitent la centaine d'auteurs que nous sommes à les suivre dans les dédales de couloirs de la gare de Nantes. Bien évidemment, le temps que je me penche pour prendre ma valise (et tirer comme une dingue sur la poignée télescopique qu'une de mes filles a bloquée), ils sont tous déjà en marche et se sont fondus dans la foule; comme je ne connais personne à part Bernard Werber (et encore, pas si bien que ça), je me mets à trottiner, essayant de repérer le panneau, une tête, une fourmi, un n'importe quoi. 
En désespoir de cause, je suis la foule: j'arriverai bien quelque part.




Nous débouchons dehors, et il me semble repérer Bernard (on est familier, après deux heures de train dans la même voiture, je peux l'appeler par son petit nom). Mon sac à main me scie l'épaule, je ne suis pas parvenue à télescoper entièrement la poignée de la valise et marche donc légèrement pliée, ce qui n'arrange pas mon nerf sciatique, mais nous débarquons devant deux grands cars où est écrit "Printemps du livre de Montaigu" ! Soulagement, je n'ai pas suivi le groupe de l'amicale des boulistes nantais.






Il y a quasiment une heure de car de Nantes à Montaigu (la digue, la digue... Ouais, je sais, c'est facile). Je suis malade en car. Je dois absolument regarder la route. Mais le soleil tape déjà bien fort et je tire le rideau plissé pour m'en protéger. C'est con, ces petits rideaux de bus : les plis sont tellement rigides que ça ne se déplie pas bien, et que ça vous râpe le visage à chaque cahot. J'ai mal au coeur. Tant pis pour le soleil, il faut que je regarde la route (et que j'évite d'arriver râpée sur le salon)(je serai juste rouge pivoine)(tout choix est un renoncement).

L'interminable voyage-vomito s'arrête enfin, et l'on se déverse au-dehors (avec soulagement pour ma part), face au théâtre de Thalie, à côté duquel un grand chapiteau nous attend.



Après quelques formalités, une jeune hôtesse adorable m'emmène poser ma valise, aux toilettes (enfin, à la porte des...), puis jusqu'à mon emplacement. Des îlots de différentes couleurs permettent de s'y retrouver (pour quelqu'un qui a un sens normal de l'orientation, contrairement à moi). 
Je suis sur l'îlot rouge, avec la librairie 85000, et je découvre mon m², coincée entre un poteau et une autre auteure que je ne connais pas.
Enfin... Pas encore...




Je m'installe, dis bonjour à tout le monde, remarque que sous ma table, y'a des cartons de livres, que je ne peux pas étendre mes jambes (et encore moins étirer mon nerf sciatique), mais ma voisine, adorable, m'aide à organiser notre espace et nous finissons par être si ce n'est confortable du moins à l'aise.

Une petite chose, cependant, ne manque pas de m'interpeller : beaucoup de visiteurs sont déjà présents, et il y en a régulièrement qui se regroupent devant notre stand en nous jetant des regards entendus, en parlant à voix basse, en nous prenant discrètement en photo : ma notoriété aurait-elle brusquement grimpé en flèche (et mon éditeur vendu 250 000 Pulpeuse fiction à mon insu ?)?




Une charmante petite grand-mère s'approche de moi en souriant d'un air complice et me demande :
- C'est bien Anne Richard, là, à côté de vous ?
C'est bien le nom que j'ai lu sur le badge de ma voisine.
- Oui, oui, c'est elle !
- Ah ! Je l'adore ! Avec mon mari, on n'en manque pas une...
Pas une quoi ?
Bon. J'ai beau ne pas être très fraîche, encore un peu vaseuse, et débouler de ma campagne où l'on supprime les trains de 6h02, je commence à comprendre que je suis à côté d'une célébrité. Manque de bol, en ce qui me concerne, son nom ne me dit rien. 


L'air de rien, je regarde attentivement ses livres (des livres-disques où elle conte des histoires), je tends l'oreille pour savoir ce que disent ses fans (de plus en plus nombreux), la scrute attentivement (mais comme elle est à côté de moi, je ne vois que son profil), et non, non, vraiment, je ne la connais pas.
C'est limite embêtant.
D'autant que les gens devant nous me prennent à partie, (- ha ! ha ! ha ! Elle est extraordinaire, vous ne trouvez pas ? - Oui, oui, fort probablement...), doivent penser que nous sommes copines comme cochon (- vous croyez que je peux la prendre en photo ? - Je vous en prie, faites !), voire même que je suis un peu connue moi aussi (- Noël, Noël, c'est un nom qui me dit quelque chose, ça ?)


C'est dans ces cas-là qu'internet et votre téléphone portable vous sauvent la vie. Discrètement, je tape "Anne Richard" dans Google, et là, je découvre que j'ai à mes côtés l'héroïne de la série télévisée française Boulevard du Palais, diffusé sur France 2 depuis 1999.




17 saisons et 55 épisodes, et j'ai jamais vu le truc ! Incroyable !
A la vitesse de l'éclair, je me lis tout Wikipédia sur le sujet, pour ne pas avoir l'air d'une cloche, puis repose mon portable, l'air de rien, souriant aux photographes qui mitraillent.

Stratégiquement, ce n'est pas forcément une bonne chose que d'être à côté de quelqu'un de connu. Car pour se frayer un accès jusqu'à moi (et accessoirement mes livres), mes (nombreux) lecteurs vont devoir se battre avec les aficionados de Boulevard du palais.


Mais bon, c'est cool : 10h30 du matin, il fait beau, la température grimpe sous le chapiteau, j'ai les jambes étendues sous la table, on m'apporte un petit café, Anne Richard se révèle être particulièrement adorable, et puis quoi, ce soir, je me coucherai moins bête : je sais maintenant qui est Nadia Lintz, juge d'instruction au Palais de Justice de Paris sur France 2 !

(à suivre)

13 avr. 2017

Le printemps du livre de Montaigu (1ère partie)

Samedi et dimanche 8 et 9 avril dernier, j'étais invitée au Salon du livre de Montaigu.
Joie !
Fierté !
Et tout ce genre de choses !







Un immense (et chouette) salon : 


250 auteurs (dont moi)

60 exposants

40 000 visiteurs

4 000 scolaires

2 000 m2 de dédicaces (1 petit m² pour moi)
10 000 livres vendus (dont les miens)
(Ouais ! Ca rigole pas !)

J'y présentais mes romans jeunesse : Les deux tomes des aventures de Mahaut, L'enfant du séisme, Ma petite soeur du séisme et La saveur des bananes frites, et mon roman adulte : Pulpeuse fiction.

Vendredi soir, je fais ma valise au dernier moment, sachant que pour deux jours, bien sûr, je n'ai besoin que du strict maximum.



Puis comme le rendez-vous à Montparnasse
des écrivains parisiens est à 6h50, dans une salle planquée entre la voie 9 3/4 et la 10 1/2, je tente de me coucher tôt. 
Peine perdue : vers minuit, survoltée, je finis enfin par m'endormir après avoir réglé mon réveil à 5 heures.
Il faut savoir que j'ai depuis plus de trente ans un réveil Benetton que j'adore, mais qui n'étant plus de la première jeunesse, a quelques ratés. Pour plus de sûreté, mon mari met également son réveil (électrique) et son portable. On n'est jamais trop prudent quand il s'agit de se lever aussi monstrueusement tôt.



Quand la sonnerie retentit, je bondis alerte hors de ma couche, pour m'apercevoir que non, finalement, il n'était pas cinq heures mais quatre. C'est con : j'étais vraiment en forme.

Evidemment, impossible de me rendormir, mon mari grogne à côté de moi, les chats qui n'y comprennent rien réclament à manger sans trop y croire (mais réclament quand même), et c'est en maudissant la United Colors of B... que je me tourne et retourne pour finalement me relever à cinq heures. Ma grande forme s'est perdue entre 4 et 5 et je rampe jusqu'à la douche, avec une tête de zombie.

Mon train de banlieue est à 6h02, je serai à 6h50 à Paris. Cool. Tranquille. J'ai tout prévu.

Sauf que nous découvrons en arrivant à la gare que le train de 6h02 est supprimé.
Si !
Je vous passe les détails (colère, stress, suées, découragement, envie de retourner me coucher).




Je dégotte le numéro de téléphone de Julien, l'organisateur qui nous attend à Montparnasse et lui explique la situation ("je risque d'être un tout petit peu en retard"...). Puis j'attrape un direct dans la ville voisine.

Je ne m'en sors pas si mal que ça, et j'arrive à Paris rouge et échevelée, mais à temps pour le TGV.
Sauf que je ne trouve pas la salle de rendez-vous.
Nouvelles suées. Heureusement que le fond de l'air est frais (la hi ho ! la hi ho), et que j'aperçois Julien qui court dans tous les sens pour regrouper ses brebis égarées (et en retard, puisque je ne suis non seulement pas la seule, mais pas la dernière. Gnarf !).

Petite consolation : je me retrouve sur le quai avec Bernard Werber. Il est 7h30. Je ne suis pas encore assez fraîche pour lui parler de ses fourmis (que j'ai pourtant adorées).



 

Quatre-vingts auteurs au départ de Paris montant dans le TGV, ça vaut son pesant de cacahuètes : La moitié arrivée en retard n'a pas eu son billet de train (dont moi). Nous savons seulement dans quelle voiture nous sommes (en première, mazette !).
Commencent alors les chaises musicales, chacun prenant la place qu'il veut, dérangé par quelqu'un qui voudrait être à côté de... dérangé par quelqu'un qui voudrait être près de la fenêtre... dérangé par quelqu'un qui n'aime pas ne pas être dans le sens de l'avancée, finalement dérangé par celui qui a son billet et à qui on a pris la place.
Le bordel.
Julien s'arrache les cheveux.
Je déménage trois fois. Traînant ma valise qui pèse deux tonnes. Je finis par trouver ma place. Pas dans le sens du train. Mais je suis près de la fenêtre.
Tranquille.
Cool.
Relax.

Le train démarre, le calme revient. Certains sortent leur ordinateur pour écrire, d'autres se retrouvent et papotent. Moi, je piquerais bien un roupillon... Mais sincèrement, je n'ai pas envie de perdre une miette de ce fabuleux voyage qui a si bien commencé.




11 avr. 2017

Les bienfaits des ateliers d'écriture


LES BENEFICES D'UN ATELIER D'ECRITURE
(pour les enfants ou pour les adultes)

Chaque écrivant est accueilli dans l'atelier qui est tout d'abord un lieu de convivialité. Chacun y a sa place, à la fois en tant qu'individu unique mais aussi comme membre d'un groupe qui tend vers le même objectif.
Une communion s'instaure, obligeant chacun à se dépasser et à mettre ses craintes de côté, facilitant la communication.
La confiance en soi ainsi retrouvée est source de bien-être, induisant une meilleure ouverture au langage, à la créativité et à l'émotion.

Parallèlement, les contraintes, ouvrant la voie de l'imagination créatrice, libèrent l'écriture et la parole.


Ecrire libère la créativité

Un atelier d'écriture c'est un espace de création et de libération dans lequel l'animatrice met en place un dispositif pour aider à oser écrire. On peut ainsi dire que les ateliers d'écriture libèrent l'écriture, la créativité, l'imagination, et permet de dérouler sur le papier le fil de ses pensées, tout en les clarifiant.  
En atelier d'écriture, chaque séance est source de nouvelles propositions pour explorer, expérimenter, jouer, découvrir ce que les autres participants imaginent et ainsi stimuler des qualités que nous gardons trop souvent enfouies en nous : la créativité et la curiosité intellectuelle.
  
Écrire permet de stimuler sa mémoire

En atelier d'écriture, les propositions de jeux d'écriture sollicitent la mémoire, font appel aux souvenirs. Organiser sa pensée autour d'un souvenir et prendre le temps de l'écrire est un très bon exercice de mémoire.


Écrire aide à faire éclater ses émotions pour mieux les mettre en mots
En atelier d'écriture, beaucoup de jeux font appel aux sens, aux sentiments, aux sensations... L'écriture a le pouvoir de canaliser certaines de nos émotions, de les rendre plus perceptibles en les couchant sur le papier
  
Écrire régulièrement développe les qualités rédactionnelles 

En atelier d'écriture, chacun écrit en suivant son propre style. Mais en vue du partage avec les autres participants, l'écrivant s'adapte à son interlocuteur et soigne sa communication.
En testant d'autres façons de faire, d'autres supports (nouvelles, contes, poésies, fables...), toujours en interactivité avec les autres participants, l'écrivant expérimente tous les types d'écriture, puis développe sans effort ses qualités rédactionnelles (vocabulaire, syntaxe, structure...)


Écrire, c'est enfin et surtout SE FAIRE PLAISIR !


Sentir sa créativité se libérer, accueillir de nouvelles idées véhiculées par de nouveaux mots... est une impressionnante source de plaisir. Beaucoup de participants écrivent avec le sourire aux lèvres.




Atelier d'écriture enfants à la bibliothèque d'Auffargis

      
Je vous donne rendez-vous aux vacances scolaires pour des stages de trois ou quatre jours d'écriture (enfants), et une fois par mois pour les ateliers d'écriture adultes.

(Je vais bientôt mettre en place des ateliers par internet : me contacter si vous êtes intéressés : sophieno@gmail.com)