21 avr. 2017

Ecrire : mais pourquoi vous ne vous lancez pas ?



Ecrire, vous en avez envie depuis toujours. Ca vous titille régulièrement, quand vous lisez un roman qui vous plaît, vous vous dites que vous auriez très bien pu l'écrire... Ou pas.

Mais qu'est-ce qui vous empêche de prendre votre plus belle plume et de vous lancer ? Vous n'êtes pas plus bêtes que Marc Lévy (ah oui ! Mince ! Mauvais exemple... Vous n'aimez pas les romans de Marc Lévy... Moi non plus, d'ailleurs), Valentine Goby (c'est déjà mieux) ou Laurent Gaudé.
Vous avez sûrement autant d'humour qu'Helen Fielding ou John Irving.
Vous savez sûrement aussi bien manier le suspens qu'Agatha Christie ou qu'Henning Mankel !

Alors qu'attendez-vous ?
Quoi ? Vous avez peur ?


Eh oui, la peur... ce formidable frein à toutes les initiatives ! 

Mais de quoi avez-vous donc peur ?



De l'échec ?
Mais savez-vous que souvent, c'est en se trompant qu'on avance ? Sans erreur, nous ne connaîtrions pas la tarte tatin, la gomme ou le Carambar.
Conseil : Ayez toujours dans la poche un Carambar (ou une gomme, si vous êtes au régime)(pas la tarte tatin, c'est moins facile, dans la poche), et dès que vous avez un doute, touchez-le (ou mangez-le... le Carambar, hein, pas la gomme). Au bout d'un moment, vous associerez cet indispensable objet né de l'échec avec ce qui va naître de votre plume : l'échec, c'est for-ma-teur !


De réussir ?

Eh oui, réussir c'est se préparer à des changements inattendus, c'est sortir de sa zone de confort, c'est être confronté à de nouvelles responsabilités, de nouvelles contraintes, un nouveau regard des autres, de la jalousie, de l'envie... mais c'est aussi éprouver une petite pointe de bonheur, là, juste sous la poitrine, et qui irradie vers le cerveau avec des messages de satisfaction, confiance en soi, motivation, partage...
Conseil : Je vous propose de prendre des post-it, et de recopier ces mots (+ d'autres - positifs évidemment - qui vous viennent à l'esprit). Puis vous les collez aux murs de chez vous, de votre voiture, de votre lieu de travail, sur la laisse du chien, les croquettes du chat, l'aquarium du poisson... partout ! A force de les côtoyer, vous allez bien finir par les intégrer, non ?


De déplaire ?

Vous savez bien qu'on ne fait jamais l'unanimité. Quelle que soit ce que l'on entreprend (ou que l'on n'entreprend pas), il y aura toujours quelqu'un qui trouvera à y redire :





Conseil : Imprimez l'illustration ci-dessus, et scotchez-la dans les toilettes. Vous ne pourrez pas la rater, au moins sept fois par jour. Ca va s'imprimer dans votre cerveau, je vous le certifie.

De ne pas être à la hauteur ?
Quoi ? Vous attendez d'avoir cinquante ans, comme Proust (remarquez, ça lui a réussi...) pour vous lancer ? D'avoir fait un master de lettres classiques option grec ancien ?
Conseil : Soyez sérieux et allez jeter un œil sur Wikipédia et compagnie : vous constaterez que les auteurs ne sont pas tous de vieux croûtons ultra-diplômés. Tenez, prenez Malraux, élevé dans une épicerie entre les carottes et les navets, il n'a même pas eu son bac.


 





Il vous faut donc SUR-MON-TER vos peurs ! Ahh ! Ca vous arrange bien, pourtant, d'avoir peur ! Comme ça, vous restez tranquillou dans votre fauteuil mental, devant votre feu de cheminée mental en train de boire un chocolat chaud mental. Un bon petit nid douillet dans lequel vous cocoonez, vous procrastinez, et vous stagnez (littérairement parlant, bien sûr)... Mais sachez qu'en écrivant, vous allez pouvoir choisir la couleur de votre fauteuil, la taille de votre cheminée et la saveur de votre chocolat chaud !
Eh oui, écrire, c'est créer des mondes, et le vôtre, pour commencer.





Alors, si ça vous tente, pour bien ancrer cette image nouvelle en vous, celle du (des) nouveau-x monde-s que vous allez sortir de votre imaginaire, je vous propose un petit jeu : tout simple, tout doux, tout mignon. Pour partir à la conquête de vous-même :

Prenez une feuille de papier, un cahier, un carnet, une page d'ordinateur. Fermez les yeux quelques instants et imaginez : vous êtes dans votre fauteuil, immobile, inerte, même. Le feu grésille dans l'âtre. Votre chocolat fume et sent merveilleusement bon. Soudain, un livre tombe de la bibliothèque : vous vous levez, le ramassez, l'ouvrez. Les pages sont toutes blanches, excepté le titre des chapitres.
A l'emplacement du premier chapitre, est écrit un seul mot :
"Moi"... Alors racontez-vous, décrivez-vous, listez vos goûts, vos dégoûts, vos préférences politiques, sexuelles, artistiques, littéraires, les lieux où vous aimez/aimeriez vous promener, les gens qui vous font rire, ceux qui vous font pleurer, ceux que vous aimeriez rencontrer, interviewez-vous, creusez dans vos souvenirs, imaginez vous un futur, laissez courir votre imagination... Ce ne sera peut-être pas exactement ce que vous êtes ou vous serez, mais ce sera sorti de vous... 


Et pour écrire, c'est tout ce qu'on demande !





2 commentaires:

  1. La peur de réussir est assez répandue ! Et pas que dans l'écriture, mais dans beaucoup de domaines

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