29 juin 2017

CONCOURS : Gagne un exemplaire dédicacé de Pulpeuse fiction !

CONCOURS PULPEUSE FICTION


Un concours à aller faire sur ma page Facebook, en suivant ce lien :
https://www.facebook.com/lesmondesdesophie/?fref=nf





27 juin 2017

Ca y est je suis célèbre (Depuis le Festival Etonnants Voyageurs de Saint Malo) - 2ème partie

La soirée a été très agréable : crêpes Intras Muros, balade sur les remparts, concerts de pirates... mais le dimanche matin voit un nouveau drame se produire : on dort si bien dans la maison de mes cousins (Merci Marie et François 💖 ), que nous ne parvenons pas à nous réveiller à l'heure prévue.
Du coup, j'arrive à nouveau trèèèèès tard au Salon.
Ils vont finir par croire que je suis toujours en retard !
(Sourire de ceux qui me connaissent)





Ca m'énerve, surtout que le Salon est bondé. Autant hier c'était calme, autant là, c'est l'affluence. Qui sait combien de dizaines (que dis-je ! Peut-être de centaines !) de dédicaces j'ai ratées !

Je m'installe fissa, et ça commence : malgré ma célèbre voisine, je n'arrête pas. Un monsieur à qui j'ai vendu mon livre hier s'arrête à nouveau :
- Mon fils a commencé votre roman dans la soirée, on a été obligé de le gronder pour qu'il arrête.
Cool ! (pas qu'on l'ait grondé, pauvre gosse, mais qu'il ait été happé par mon histoire).

Je rencontre deux jeunes femmes passionnées de lecture qui me l'achètent pour elles :
- Quand on l'aura terminé, on trouvera bien un enfant à qui l'offrir.

Une conseillère pédagogique me demande des informations pour des classes;

Une prof de français le prend pour en parler à la documentaliste de son collège (d'ailleurs, s'il y a des documentalistes qui me lisent...);





Des libraires veulent en savoir plus;

Un photographe qui a fait un livre magnifique sur Haïti, Corentin Fohlen (voir son merveilleux travail ici) , m'achète mon livre pour son enfant qui vient d'avoir... un mois ! (spéciale dédicace pour le bébé, et pour toi, Corentin)

Des enfants sont attirés par sa couverture lumineuse;

Une femme m'explique, en pleurant d'émotion, que de très bons amis à elle ont adopté une petite fille haïtienne, que la procédure a été très compliquée, et qu'elle aimerait leur offrir (et du coup, je pleure avec elle...) ;

Deux mamans adoptantes le veulent à tout prix ;

Une grande fille adoptée ne veut surtout pas en entendre parler, mais le lorgne du coin de l'œil, très intéressée, et lit la 4ème alors qu'elle croit que personne ne la voit ;
...

La liste pourrait être longue et, portée par toutes ces belles personnes aux histoires variées, j'explique l'histoire de ma Saraphina, de son long périple entre Paris et Port-au-Prince, métaphore de sa quête d'elle-même, de sa recherche des origines, de l'injustice, de la misère, de l'esclavagisme, du racisme... et de la douceur des bananes frites...





Ce roman, je l'ai déjà dit ici, je l'ai travaillé longuement. Il porte tout ce que j'ai envie de dire à mes filles et à tous les enfants de la Terre sur la tolérance, la solidarité, l'ouverture d'esprit, l'amour.
Alors bien sûr, en parler à toutes ces personnes, ça m'enthousiasme.

De fil en aiguille, à force de bien raconter (Evelyne Brisou-Pellen a même dit à mon mari que mon discours était admirable, et que j'avais une énergie folle à le rabâcher), je finis par vendre... tous les exemplaires prévus par la libraire !
Incroyable !
Le stock !
(Combien ça représente ? A mon avis une trentaine d'exemplaires ? Quarante ?)




Déjà, là, il n'en reste plus beaucoup...
5...



1...


A pu...



 Et c'est là que CA SE PRODUIT !
Ce moment où tout bascule !
Où je passe de l'anonymat à la célébrité...
De l'ombre à la lumière !

Mes filles m'ont rejointe. Ma plus jeune est à côté de moi.
Tandis que je parle à la personne à qui je vais faire ma toute dernière dédicace, je repère un mouvement sur ma droite, dans le public. Je lève un oeil, et aperçois une femme qui donne un coup de coude à son mari, les yeux écarquillés, tout sourire, en montrant dans ma direction. Moi, bien sûr, je pense qu'elle est en train de regarder Evelyne, sauf... qu'Evelyne n'est pas là. Comme je continue la discussion, je ne peux pas détailler ce qu'il se passe vraiment, autrement que du coin de l'oeil. Je peux tout de même voir l'appareil photo se lever, et le mari me mitrailler, sous les regards comblés de son épouse.
Mais j'ai rêvé !
Ou alors ils ont pris en photo l'affiche dans mon dos.
Ou bien...
- Maman, t'as vu, les gens, ils étaient trop contents de te voir et ils ont fait plein de photos de toi, et la dame elle parlait tout bas à son mari en te regardant et en riant ! Ca veut dire que t'es célèbre, maman.






Malheureusement, je ne saurai jamais pourquoi ces personnes me connaissaient, ni lequel de mes romans a provoqué ce (presque) délire, mais bon sang, maintenant, je me sens une autre femme, parce que : CA Y EST, MOI AUSSI, JE SUIS UNE CELEBRITE  !



(PS : Petit conseil : pour bien comprendre la portée du dernier message, il vaut mieux avoir lu les posts sur le salon de Montaigu (ici, ici,, ici ou encore ) et le premier post sur Saint Malo, ici)

26 juin 2017

Drôle de mot : cacostomie

"La conversation de Charles (Bovary) était plate comme un trottoir de rue" : pour ne pas être ainsi jugé, un peu de vocabulaire inhabituel ne nous fera pas de mal.

Pourquoi, donc, ne pas utiliser dans vos romans des mots différents, originaux, inconnus, désuets...
Bon, bien sûr, il ne s'agit pas d'en truffer votre histoire, l'excès pouvant virer au ridicule.
Mais moi, je les aime, ces mots-là...

Voici donc ces drôles de mots, que vous pourrez replacer ici et là, avec parcimonie, toujours discrètement, d'un air détaché, comme une élégance naturelle, dans vos conversations ou les dialogues de votre prochain roman.
 

Connaissez-vous le sens exact du mot :



Cacostomie ?


Par exemple :

- Mon Dieu ! Comme votre cacostomie m'indispose !
- Plaît-il ?
- Euh... Vous puez du bec, très cher...
- .....


Vous l'aurez compris, la cacostomie est une mauvaise odeur de la bouche.





15 juin 2017

Envie de faire une action partumée ?...

Connaissez-vous ma page d'auteur ? 
Euh... d'auteure ? 
D'autrice ?... 
Bref, la page qui dit des choses sur ce que j'écris ?...








Oui ? Je vous adore !


Non ? Arrgghh ! Qu'attendez-vous ? (Sérieusement : vous n'avez pas envie que je vous adore ?)



Alors, comment faire ? C'est simple : si vous voulez en savoir plus sur mes romans, mes contes, mes ateliers d'écriture, les salons, les dédicaces et tout le toutim, rejoignez-moi ici :


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Vous ferez ainsi une action parfumée ! (si !)


(si vous souhaitez être aux premières loges, cliquez sur "j'aime" puis sur "s'abonner" puis "suivre en premier")
(partagez l'info avec vos copains, aussi ! Plus on est de fous...)
 


Un bisou
(je vous en ferai plus quand vous serez sur ma page).


(et puis sans blaguer, bientôt, je vous fais un post sur la relation de l'auteur et de ses lecteurs...)

12 juin 2017

La fille des esclaves de la Place des Mille Douleurs

Vous voulez découvrir comment Saraphina, jeune adolescente haïtienne, vivant à Paris, découvre qu'elle est la fille des esclaves de la Place des Mille Douleurs ?

Comment le griot Papa Nsoah conte l'origine des hommes ?

Comment Saraphina et Malik fabriquent une poupée vaudou dans l'espoir d'envoûter un brigand ?


Pourquoi la Cité Paradis du Xème arrondissement parisien renvoie Saraphina à la Cité Soleil de Port-au-Prince ?

Qui sont les cacas-sans-savon ?

Comment les enfants d'Haïti font le clean ?

Comment le goût des bananes frites permet à Saraphina d'entrer dans la culture de ses origines ?


Alors lisez La saveur des bananes frites, et vous en saurez même bien plus encore sur l'aventure incroyable d'une petite fille de 11 ans, entre Paris et Port-au-Prince.


Vous trouverez La saveur des bananes frites chez votre libraire, mais aussi ou .



La saveur des bananes frites - Sophie Noël - Magnard Jeunesse Editions



9 juin 2017

Un peu de technique : utiliser des expressions dans son roman ?

Le pluriel de œil n’est pas toujours yeux.Ce peut être aussi : des oeils !
  Des œils ? Oui… dans certains cas. Des cas principalement animaliers !

Œil donne au pluriel œils dès qu’il entre dans la composition d’un mot.
Les œils les plus connus, ce sont les œils-de-bœuf des maisons (lucarnes rondes, généralement placées en hauteur).

Les œils-de-chat, ce sont des pierres fines (en fait, du quartz contenant des filaments d’amiante), tout comme les œils-de-tigre (moins rares) et les œils-de-serpent


L’œil-de-chat, c’est aussi ce diaphragme externe que l’on trouve sur certains vieux appareils photo.
Les œils-de-perdrix, ce sont des cors qui se placent entre les doigts de pied, et ce sont aussi des petits nœuds de bois.
L’œil-de-perdrix désigne aussi une sorte de tissu comportant des ouvertures en forme de losange L’œil-de-perdrix, c'est aussi la teinte claire que revêtent les vins de Bourgogne légers.
Enfin, les œils-de-pie, ce sont des trous pratiqués dans des voiles de bateau et destinés à faire passer un filin.






Et sinon, connaissez-vous toutes les expressions avec le mot oeil (ou yeux) ? Il y en a un paquet !
Et c'est toujours intéressant à savoir, si on veut pouvoir écrire son roman les yeux fermés...



Arracher les yeux, le blanc des yeux (se disputer avec violence)
Aux yeux de... (selon l'opinion de )
Avoir à l'oeil    (surveiller)
Avoir des yeux dans le dos (savoir ce qui se passe autour de nous)
Avoir des yeux de chat (avoir une bonne vision nocturne)
Avoir la larme à l'oeil (être ému)
Avoir le coup d'oeil (Avoir du discernement, de l'intuition)
Avoir le compas dans l'oeil (être capable d'évaluer au premier coup d'oeil)




Avoir les yeux plus grands que la panse / le ventre (penser avoir un plus gros appétit que l'on a réellement, voir trop grand, avoir plus d'ambition que de capacités)
Avoir les yeux qui sortent de la tête (être très en colère)
Avoir l'oeil (Veiller, prendre garde)
Boire à l'oeil (boire gratuitement)
C'est la pupille de mes yeux  (c'est quelqu'un à qui je tiens beaucoup)
Avoir un oeil de lynx (Avoir une très bonne vue) 
Ca crève les yeux (c'est évident) 
Être enceinte jusqu'aux yeux (être dans un état de grossesse avancé) 
Avoir des  yeux de merlans frits (Regard amoureux, risible, pitoyable) 
Faire les gros yeux (gronder) 
Lancer de la poudre aux yeux (chercher à faire illusion)
Avoir le mauvais oeil ( Regard qui porte malheur) 
Se mettre le doigt dans l'oeil (se tromper)  
Travailler à l'oeil (Travailler gratuitement)
Tourner de l'oeil (avoir un malaise) 




Il en existe d'autres : En connaissez-vous ?

Allez ! Bon pied bon oeil, n'hésitez pas à utiliser ces proverbes, métaphores, pléonasmes et autres hyperboles dans vos textes ! 
Qui sait, ça pourrait taper dans l'oeil d'un éditeur !

6 juin 2017

Ca y est, je suis célèbre ! (Depuis le Festival Etonnants Voyageurs de Saint Malo) - 1ère partie

Samedi 3 et dimanche 4 juin, j'étais invitée sur le Festival du film et du livre Etonnants Voyageurs à Saint-Malo, avec mon roman La saveur des bananes frites.




Quel bonheur ! J'adore Saint-Malo ! Tout d'abord, parce que ça m'évoque plein de souvenirs : les remparts, Intra Muros, les grands voiliers, les crêpes au citron, une vertèbre déplacée, une douche cinglante sur une digue un jour de forte tempête... bref, de chouettes moments !
Et puis, le festival est bourré d'auteurs connus : si vous avez lu mes précédentes aventures lors du Printemps du livre de Montaigu (voir mes posts ici), vous savez maintenant mon addiction aux célébrités.

Je me prépare donc à faire ce voyage avec bonne humeur, décidant d'y emmener homme et enfants.

Mais était-ce vraiment une bonne idée ?

Ca n'a pas très bien commencé : Partis avec une heure et demi de retard sur notre prévision, j'ai la tête farcie de listes à ne pas oublier, et supervise les doudous, les duvets, les DS, les tablettes, les médocs, les rechanges, les brosses à dents, les sandwiches, le PQ, les câbles de recharge, les serviettes, les... enfin, le strict maximum pour deux jours en famille.
Le problème, c'est qu'à force de penser aux autres, on s'en oublie soi-même, et nous voilà partis - moi avec une humeur de chien - en oubliant mon petit ordi où j'écris mes chroniques, le cadeau pour mes cousins qui nous logent, mes marques-pages et mes cartes de visite.

Trois heures et demi de trajet, quatre arrêts pipi et cinq engueulades plus loin, nous arrivons à Saint-Malo.
Mon mari me laisse devant le quai Saint Malo à midi. Seule dans la foule.
Je dois d'abord aller chercher mon accréditation : pas d'indications, je tourne, je vire, un charmant monsieur me renseigne, me donne même un raccourci pour accéder aux hôtesses-accréditrices, quand soudain je me retrouve face à la mer.
La mer. Tout le monde la connaît, la côtoie, la voit au moins une fois par an. S'y baigne. Y fait du bateau. Mais là, allez comprendre, j'ai eu un coup au cœur. Elle était si belle, infinie sur fond de ciel bleu-gris, quelques rouleaux d'écume la déchirant de loin en loin. Je n'ai pas eu le courage de l'ignorer.

Quand enfin j'ai été rassasiée (si c'est possible de l'être), j'ai foncé chercher mon sésame.
- Bonjour, je suis auteur, je viens chercher mon accréditation.

- Vous êtes ?
- Sophie Noël. Noël, comme le père Noël. (je dis toujours ça, ça évite les erreurs d'orthographe et ça fait une entrée en matière qui fait sourire. Le père Noël, c'est toujours joyeux, non ?)
Elle sourit. Fouille dans les accréditations, puis dans son listing. Puis arrête de sourire.

- Ah ! Je n'ai pas ce nom dans ma liste.
Un mouvement de panique m'étreint. Ai-je bien compris les indications qu'on m'avait données au départ ? Ne me suis-je pas trompée de salon (Le Festival Etonnants Voyageurs, mazette, pour un petit auteur débutant comme moi... Je le savais, ça cachait quelque chose !)
- Mais, reprend-elle alors que sa collègue vient de dire à un autre auteur qu'il n'y était pas non plus, il y a plein d'oublis et on va vous faire votre accréditation à la main !
Aaaahhh ! Je me sens mieux, et en quelques secondes, me voilà affublée d'un joli badge, mon nom écrit à la main, que j'accroche avec une cordelette verte autour de mon cou.







Puis je traverse la foule, en bombant la poitrine : Oui, moi, Sophie-Noël-comme-le-père-noël, j'ai une ACCREDITATION "AUTEUR" DU FESTIVAL ETONNANTS VOYAGEURS.
C'est pas souvent que je me la pète, mais des fois, ça me prend,  pendant quelques secondes... Avant de m'apercevoir que personne ne me regarde.


Je débombe mon torse, et rejoins un autre bâtiment, où se trouve le salon du livre à proprement parler. Je suis sur le stand numéro 7 (j'aime bien le numéro 7... Il a quelques valeurs symboliques qui me le rendent sympathique, en bonne superstitieuse que je suis).

Et en effet, comme porte-bonheur, ça s'annonce bien : le stand de la librairie avec qui travaille mon éditrice a fait une belle place à deux autres auteurs, mais... pas à moi (seraient-ce les trois heures de retard?...).
Je retiens mes sanglots.
J'avise un jeune homme derrière les tables et m'en vais lui demander ce qu'il en est.
- Ah ! Sophie comment ? Noël-comme-le-père-Noël ? Je ne sais pas, moi je suis stagiaire... Tout le monde est parti déjeuner, je n'en sais pas plus... pouvez-vous revenir dans deux heures ?
Et voilà. Ca m'apprendra à être ponctuelle. Heureusement que mon mari n'est pas là, sinon je le traiterais de tous les noms d'oiseaux : parce que bon, c'est de sa faute, tout ça. Non ?


Après deux heures passées à traîner dans les stands et manger une étrange salade agrémentée d'une mousse encore plus étrange (vendue comme une chantilly de fromage), je retourne à mon stand où les libraires ont préparé mon coin.
Je n'ai qu'un livre à dédicacer, La saveur des bananes frites (les autres n'étant pas du même éditeur).

Je m'installe.
Ma voisine arrive.
Enfer et damnation !

Evelyne Brisou-Pellen !
Quand je vous disais que j'étais poursuivie par la malédiction-de-la-célébrité !


Evelyne Brisou-Pellen

Imaginez nos places, qui se mettaient mutuellement en valeur : Evelyne avec une vingtaine de ses romans, dont Le Manoir qui est sa dernière publication (6 tomes pour la saison 1 et 2 tomes pour la saison 2...) et qui fait un carton auprès des ados.
Et moi avec... un titre.
Inconnu.
Ouais...

J'en suis là de mes sombres pensées, malgré le fait que nous sympathisons tout de suite, Evelyne et moi, quand arrive la libraire qui vient me saluer, m'annoncer qu'elle a lu mon roman et qu'elle l'a adoré ! Elle l'a même proposé à un Prix Jeunesse !
Je reprends du poil de la bête.
... Mais finalement, ils ne l'ont pas retenu, parce qu'il devait s'adresser à d
es enfants de CM1 et que mon roman est plutôt à destination des CM2/4ème. C'est vraiment pas de bol !
Cela dit, cela me revigore quand même : La saveur des bananes frites a eu beaucoup de coups de cœur de libraires (dont la FNAC), et cela se confirme.
Je n'ai qu'un roman sur mon stand, mais QUEL roman !
(on se console comme on peut, hein ?).





Le samedi, pas beaucoup d'enfants, pas trop de monde non plus. Même si c'est relatif : j'ai déjà vu des salons où il n'y avait pas un chat (dont un où j'avais dédicacé... zéro livre !).
J'en profite pour faire le tour des stands jeunesse et découvrir toutes les pointures qui sont en dédicace.
Tiens, Timothée de Fombelle ! Assis pour ces dédicaces sur le stand Gallimard. Je lui achète un livre pour mon neveu, Céleste ma planète, tente un sourire, peut-être pour discuter un peu avec lui... Mais visiblement, il ne semble pas disposé à parler. Hautain ou timide ? Je repars avec mon bouquin, un peu désappointée. J'ai adoré Tobie Lolness et Vango : il ne le saura jamais (mais bon, il s'en fiche, hihi !).

Et puis soudain, en fin d'après-midi, c'est le défilé : Tahar Ben Jelloun, Patrick Chamoiseau, Yann Queffelec, Hubert Haddad, Dany Laferrière, Makenzy Orcell, Eric Orsenna, Sophie Noël (ah non... pardon...), Luis Sepulveda, ...

Arrgggh ! Là, c'est trop ! Parce que trop de célébrités tue la célébrité ! Non ?


Je re-plonge le nez dans mon roman-qui-a-failli-avoir-un-prix et me concentre sur mes lecteurs, principalement des parents, des grands-parents, des bibliothécaires, des profs de français...
Mais où sont passés les enfants ? Se demande-t-on avec ma voisine Evelyne ?

Peut-être demain ?
Je croise les doigts, alors, priant Saint-Malo qu'il y ait plutôt un défilé de jeunes lecteurs qu'un défilé d'auteurs connus.
Parce que moi, c'est quand même plutôt le premier groupe, qui m'intéresse...


(à suivre)





5 juin 2017

Le Printemps du livre de Montaigu, 5ème partie

Me voilà repartie pour une belle journée de dédicace, sous le chapiteau-chaud.

Je dédicace avec décontraction et bonne humeur, même si la grosse chaleur ne me met pas particulièrement en joie (j'ai des origines anglaises, et moi, la chaleur, je DETESTE !). Ca marche très bien, et j'ai beaucoup de jeunes lecteurs-trices qui s'intéressent aux bananes frites. Cela me fait très plaisir pour plusieurs raisons : déjà, c'est un livre que j'ai longuement travaillé, toute seule et avec Marie, mon éditrice; mais c'est aussi une histoire qui me tient à coeur, avec ses thèmes forts, son lien avec mes filles, ses personnages attachants.


Extrait du blog Un livre dans ma valise


Et puis, en milieu de journée, le libraire nous demande, à Anne Richard et moi, si nous souhaitons nous desserrer un peu. En effet, ils ont un autre stand quelques mètres plus loin, où un auteur parti vient de laisser une grande place vacante. J'accepte d'y aller : Anne est de très bonne compagnie, mais je me dis qu'être dans un endroit sans célébrité sera peut-être mieux pour ma propre carrière ! En plus, c'est en face d'une ouverture sur l'extérieur qui dispense un peu de vent. Tout bénef' !

Me voilà partie avec mon barda : bouquins, stylos à paillettes, feutres aquarellables, (énorme) sac à main, carnet, bouteille d'eau, cartes de visite, marques-page...
Je débarque sur mon nouvel emplacement comme un baudet et m'installe à ma nouvelle place plus fraîche et plus anonyme : pas de célébrité en vue. Chouette !
Je commence à discuter avec mes voisins, un auteur et une illustratrice visiblement très talentueux mais pas-cé-lè-bres.

Les dédicaces reprennent doucettement, je mise à fond sur ce nouvel emplacement qui me semble stratégique, je prends mes marques, profite à fond de l'anonymat de mes voisins (qui profitent du mien), quand soudain, dans mon dos, arrive LA souris mondialement connue, adorée des enfants (de mes propres filles, les traîtresses !) : GERONIMO STILTON !





JE SUIS MAUDITE !

Une nuée de gamins, sortie d'on ne sait où, déboule soudain : c'est le délire, on se bat pour être dans la queue et obtenir une dédicace de Geronimo qui signe à tour de pattes des dizaines et des dizaines de romans.
Mes voisins soupirent !
"C'est comme ça depuis ce matin, explique l'illustratrice.
"Ouais, c'est vraiment pas de bol, d'être placé à côté de lui, renchérit l'auteur.
Finalement, je me demande si je ne vais pas retourner avec Anne Richard, surtout quand un enfant s'arrête devant moi, regarde un de mes romans, l'air intéressé, lève les yeux pour me parler et aperçoit la star derrière moi !
- Ouuaaahh ! Maman, regarde, Geronimo Stilton !
Et de lâcher mon bouquin en vrac pour courir faire la queue devant la souris.

Je me tâte un instant d'aller, moi aussi, louer un costume de célébrité (Mickey Mouse, la reine des neiges ou Tic et Tac...), car il faut savoir que Geronimo Stilton n'est pas un auteur, mais un monsieur embauché pour endosser le costume de la célèbre souris et signer d'un grigri de sa grosse patte sur les livres qui relatent ses aventures !
Quelle imposture !
Je m'approche de lui et souffle (méchamment) dans son énorme oreille :
- Vous devez avoir drôlement chaud, sous votre costume ! c'est pas de chance, quand même ! (Gnarf !)
- Ca va, ca va ! C'est gentil de vous en inquiéter. Le costume est large, l'air passe bien, et je fais des pauses régulières. Merci.
Adorable. Il est adorable. En plus! Impossible de le détester, du coup...
Alors bon ! Autant rester philosophe, et profiter de la situation. (Always look at the bright side of life 😉 !)
- Je peux vous demander quelque chose ? Mes filles sont fans de vos aventures : je peux faire un selfie avec vous, pour elles ?
- Mais bien évidemment ! Avec grand plaisir !


Sophie et Geronimo Stilton

Et voilà ! (vous noterez le visage un peu bouffi par la chaleur... pffff! 😖 ) (le mien, pas celui de Geronimo !)

Je parviens tout de même à dédicacer quelques romans... pendant les pauses de Geronimo !
Puis, le Printemps de Montaigu se termine pour moi, quand l'organisation annonce que le bus pour la gare de Nantes attend les auteurs qui rentrent à Paris.
Je vais dire au revoir au libraire, à toutes mes nouvelles copines (Anne Richard, Anne Plichota, Cendrine Wolf...) et à mes anciennes (Sophie Henrionnet, Sophie Adriansen, Marie Vareille...), monte dans le bus qui nous emmène à Nantes et là, bien épuisée, je me laisse tomber sur une place près de la fenêtre, et commence à souffler.
- Eh ! Psssit ! Psssit !
J'entends des voix...
- Si vous vous retournez, vous saurez quel est le vrai visage de Geronimo Stilton !
Ahurie, je me retourne d'un coup et découvre, sur le siège derrière le mien, un homme qui me regarde avec un grand sourire.
- Vous n'avez pas gardé votre costume ?
- Non, je voyage incognito, c'est mieux pour prendre le train... Et puis, j'aurai moins chaud, aussi.
- Comme je vous comprends.

Le car démarre.
Bientôt la gare.
Bientôt le TGV.
Bientôt Paris, avec mon mari et mes filles venus me chercher à Montparnasse...

Montaigu, j'ai adoré !
Une organisation au top.
Un accueil adorable.
Pas mal de ventes de mes romans (finalement).
Des brioches vendéennes même la nuit.
Des célébrités à gogo.
Une prise de conscience que mon innocence en la matière (de célébrités) me permet d'en faire une chronique qui va faire rire les copains...
Montaigu, vraiment, j'ai adoré !

Ah ! J'oubliais ! En arrivant à Montparnasse, une femme que j'avais vue pendant tout le salon et avec qui j'ai partagé quelques moments et quelques rires, aussi, est venue me saluer, et me dire que mes filles étaient très belles.
J'ai regardé plus attentivement ses yeux. Son sourire. Et soudain, je l'ai reconnue : Evelyne Dress !





Comment ça, vous ne vous rappelez pas qui c'est ? Elle qui a joué dans Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas mais... elle cause ! ou Et la tendresse, bordel ?

Eh ben moi si, je l'ai reconnue, après trois jours !
Tout n'est donc pas perdu.